Miel, pollen, gelée royale, propolis, cire

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Miel

Pendant leur vie de butineuses, les abeilles vont dérouler leur trompe et pomper avec leur langue le nectar qui se trouve tout au fond de la corolle des fleurs. C’est un liquide sucré, en forme de petites gouttelettes, claires comme de l’eau. Ce précieux liquide va s’accumuler dans une poche placée dans le jabot de l’abeille. Lors de son retour à la ruche, l’abeille le mélange à sa salive, ce qui commence à le transformer chimiquement.

Une fois arrivée à la ruche, elle le confie à une ouvrière, qui va l’ingurgiter et le régurgiter, de la bouche au jabot jusqu’à en faire évacuer l’eau, en le mêlant à de la salive et des sucs digestifs. Puis elle le déposera dans une alvéole de la ruche, tandis que les ventileuses vont longuement battre des ailes pour continuer à en faire évaporer l’eau, aidées par la chaleur de la ruche. Le miel arrivera à maturité lorsque sa teneur en eau sera inférieure à 18 %, et sa durée de conservation sera très longue.
Pour finir, un opercule de cire sera posé sur l’alvéole pour garder le miel au sec. Stocké dans la partie basse de la ruche, il servira de provision à toute la ruche pendant l’hiver, tandis que celui stocké dans la partie haute, appelée «  hausse », sera récolté par l’apiculteur pour tous les gourmands !

Pollen

Avant de quitter la ruche pour la récolte de pollen, l'abeille prends du nectar dans son jabot. Puis elle vole de fleur en fleur, et, en bougeant savamment mes pattes, rassemble cette fine poudre humectée de nectar dans les corbeilles à pollen de ses pattes postérieures. Elle en fait des pelotes d’un diamètre moyen de 2,5 mm. Ses deux pelotes représentent environ 500 000 grains, pèsent de 8 à 12 mg et, pour les faire, elle aura dû explorer les étamines de... 200 fleurs !
Ça ferait un beau bouquet ! Selon les fleurs qu'elle butine, le pollen change de couleur et de saveur. Ne pas confondre les pollens transportés par le vent, qui peuvent être à l’origine d’allergies respiratoires, avec ceux récoltés par l'abeille, qui sont, eux, inoffensifs.
Une fois ses corbeilles pleines, l'abeille fait sa livraison à la ruche pour que les ouvrières le stockent dans les alvéoles.
Elles vont s’en servir pour nourrir les jeunes abeilles, car c’est un aliment très riche en protéines.

Gelée royale

C’est une substance blanchâtre aux reflets nacrés, que l'abeille fabrique grâce à ses glandes mammaires, entre le 5e et le 10e jour de sa vie. Nourriture très riche, elle va être distribuée, pendant 3 jours, aux minuscules larves au fond de leurs alvéoles, pour leur permettre de se développer à une allure phénoménale. Si l’on continue à nourrir quelques
larves pendant trois ou quatre jours de plus, elles deviendront des reines ! Une reine est nourrie par de la gelée pendant toute son existence, ce qui lui donne l’énergie indispensable pour pondre. C’est bien pour cela qu’on l’appelle « gelée royale » !

Propolis

Ce sont, en principe, les abeilles les plus âgées qui vont gratter des résines sur les écorces et les bourgeons de certains arbres, et sur certaines plantes balsamiques. Puis elles les mastiquent pour y ajouter des sécretions et de la cire. Le résultat est une sorte de mastic végétal brunâtre, qui n’est pas stocké mais utilisé au fur et à mesure des besoins de la ruche. Il est utilisé comme désinfectant, comme antifongique, et même, si besoin, pour embaumer de petits cadavres. La propolis sert également pour effectuer divers travaux d’entretien et de réparation de la ruche, comme enduit mural, ciment, colle extra-forte, etc., pour boucher tous les trous et éviter les courants d’air que les abeilles détestent...

Cire

La cire est produite par les glandes des ouvrières, elle suinte entre les quatre derniers anneaux de la face ventrale de leur abdomen, puis se solidifie en une petite plaquette très mince. Avec leurs pattes les ouvrières la porte à leur bouche, la pétrissent avec leurs mandibules, et en font de petites boules. Puis elles forment ensemble tantôt une grappe, tantôt une chaîne suspendue au sommet du rayon à construire, et se passent les boules de pattes en pattes, jusqu’à les faire parvenir à celle qui est en train de façonner les alvéoles hexagonales, juste à la bonne taille pour les larves.